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lundi 17 octobre 2016

le chant des esprits de Sarah Lark

Résumé :
En 1852, Hélène et Gwynéria ont quitté l'Angleterre pour venir s'installer en NOuvelle-Zelande, le Pays du nuage blanc. Au crépuscule d'une vie mouvementée, les deux pionnières, toujours liées, s'inquiètent pour leurs petites-filles, Elaine et Kura, deux cousines sue tout oppose. Belle et capricieuse, Kura possède une voix magnifque.Portée par le rêve d'une carrière internationale, elle refuse d'assumer son rôle d'héritière de Kixard Station, le domaine familial, pour se consacrer au chant. Mais le drame couve...Quand Kura rencontre le fiancé d'Elaine, ce dernier tome aussitôt sous le charme de la jeune métisse. Deux héroines fortes qui refusent de subir leur destin et se lancent dans l'aventure pour assouvir leurs rêves, un puissant souffle romanesque.

Mon avis:

Le chant des esprits fait suite au Pays du nuage blanc, c'est une saga familiale chaque tome s’intéressant à une génération différente à chaque fois et ceux sont bien entendu des femmes qui portent ce roman.

Nous suivons donc les vies de deux jeunes femmes, Elaine et Kura, que tout oppose. Elaine est une jeune femme très gentille voire un peu naive qui se laisse vite emporter par ses sentiments. Kura, elle, est magnifique, très douée pour la musique et le chant, mais elle est aussi arrogante et peu intéressante. Kura veut vivre son rêve, devenir chanteuse internationale. Elle est avant gardiste par rapport à l'époque, arrivera t-elle à realiser son rêve ?On s'attache beaucoup plus facilement à Elaine, plus fragile mais qui en même temps saura faire face à son destin...
Nous les accompagnons réciproquement dans leurs vies de jeunes mariées, autant pour Kura et William la symbiose est de mise, pour Elaine c'est une autre histoire, son mari Thomas est une brute. C'est avec beaucoup de courage qu'Elaine va réussir à s'enfuir pour tenter de refaire sa vie ailleurs mais elle mettra beaucoup de temps à refaire confiance aux hommes. 

Sarah Lark évoque également l'essor des nouvelles villes, les nouveaux loisirs mais également le travail dans les mines et ses dangers.  Nous découvrons également l'art maori, ses instruments, ses chants c'est très intéressant d'en découvrir plus sur leurs coutumes, même si ils tendent de plus en plus à s'occidentaliser. C'est un beau portrait sociétal de la Nouvelle Zelande à la fin du 19eme siècle. Les paysages sont bien sur à couper le souffle et nous dépayse complètement ! Vous savez combien j'aime ce genre de roman !

Je lirai avec grand plaisir le troisième opus le cri de la terre, qui s'interesse à Gloria, la fille de Kura et William.

Challenge 43/50

mercredi 27 avril 2016

Une place à prendre de JK Rowling

Résumé :
Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.
Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.


Mon avis :
Une place à prendre avait fait beaucoup de bruit à sa sortie en 2012, je m'en souviens très bien. Mais je n'avais pas été sensible à cet engouement. Il s'est trouve que ma belle-sœur me l'a prêté il y a quelques mois et que j'ai enfin trouvé l'occasion de m'y plonger. Ce n'est absolument pas un coup de coeur, j'ai apprécié les points forts de ce roman qui à mon avis lui donne toute sa force mais je n'ai été subjuguée par l'histoire.

Pas facile au début de s'y retrouver avec tous ces personnages, il faut un temps d'adaptation au lecteur pour mémoriser chacun d'entre eux et les remettre dans leur contexte familial et professionnel. Une fois cela fait, on apprécie cette multitude, cette différence des points de vue face aux évènements. Chaque personnage est approfondi tout le long du livre, on en apprend plus sur leurs passés, sur leurs caractères, sur leurs espérances, leurs doutes. En bref un tableau bien dessiné des habitants de Pagford. D'ailleurs la commune est un personnage à elle seule, car tout tourne autour de l'avenir de cette bourgade et de la place qui vient de se libérer au conseil...

C'est un vrai roman de société, JK Rowling nous décrit parfaitement les difficultés que peuvent rencontrer certaines familles comme les Weedon, où la mère Terri a des problèmes de drogues, où il est question de mise en danger de l'enfant. J'ai été touché par cette histoire en particulier, avec Kay l'assistante sociale qui essaye de motiver Terri à s'en sortir pour le bien de sa famille. Mais il est aussi question de violences familiales, de vengeance personnelles, de lassitudes. En fait chaque personnage, chaque famille illustre une situation plus ou moins sombre. Et ça la richesse de ce roman, tout cette multitude fait que l'histoire tient la route.

Et puis il y a le final qui ne peut que nous embarquer, nous émouvoir. On ne peut rester indifférent aux derniers évènements.
Le style de JK Rowling m'a également convaincu dans ce livre contemporain, des portraits finement brossé, une intrigue qui prend peu à peu plus d'ampleur. On a envie de savoir ce qu'il va se passer. 
C'était une agréable lecture, mais je ne m'en souviendrai pas très longtemps je pense. Je préfère sa "reconversion" dans le genre policier (j'avais beaucoup aimé l'appel du coucou).

Challenge 14/50.

samedi 13 février 2016

Chocolat de Roschdy Zem



Durée 1h50
Genre : Drame
Synopsis : Du cirque au théâtre, de l'anonymat à la gloire, l'incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu'il forme avec Footit, va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l'argent facile, le jeu et les discriminations n'usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l'histoire de cet artiste hors du commun. 

Mon avis :
J'avais très envie de découvrir ce film, d'en découvrir plus sur ce personnage qui m'était alors inconnu comme pour beaucoup d'entre nous je pense. Et bien j'ai beaucoup aimé, j'ai ressenti diverses émotions du rire, de la tristesse, de la colère tant la vie de cet homme est mouvementé !
Le film se passe au début des années 1900, les noirs ne sont pas très présents en France et ils sont craints par la population. Comme l'a souligné le réalisateur ce n'est pas du racisme tel qu'on le connait aujourd'hui mais plutôt de la peur, peur de la différence.

Au début, Chocolat fait le cannibale dans un cirque, mais Georges remarque son énergie et la façon dont il bouge et lui propose de créer un duo de clown, qui vont les emmener au sommet de la gloire dans le monde du cirque. Chocolat aime cette nouvelle vie, où tout lui sourit. Il dépense sans compter, joue à des jeux d'argents... On sent bien qu'il est sur un terrain glissant,que la notoriété lui monte un peu à la tête. Et en même temps, il reste un homme simple qui accepte d'aller dans un hôpital pour faire rire des enfants malades; et c'est aussi un homme noir qui souhaite s'émanciper, être reconnu comme un homme à part entière et non seulement un nègre. J'ai aimé cette prise de conscience, son refus de se laisser botter le cul par Footit et d'aspirer à autre chose..

J'ai trouvé les acteurs formidables, des interprétations très justes. Les numéros nous font rire, c'est d'ailleurs James Thiérrée (petit fils de Charlie Chaplin) qui les a conçu.
Un bel hommage pour Rafael Padilla, premier artiste noir en France.




vendredi 8 janvier 2016

Les quatre filles du révérend Latimer de Colleen McCullough

Résumé :
Australie, début du XXe siècle. Les sœurs Latimer sont au nombre de quatre : Edda et Grace, les aînées, sœurs jumelles nées de la première union de leur père, un pasteur dont l’épouse est morte en couches ; Heather et Kitty, des jumelles également, filles de l’ancienne gouvernante du presbytère qui a épousé le révérend en secondes noces.
En 1925, les sœurs âgées de 18 et 19 ans fuient l’austérité du presbytère et l’autorité maternelle pour se former au métier d’infirmière dans l’hôpital de leur ville natale, en Nouvelle-Galles du Sud.
Là, chacune pourra aussi laisser libre cours à ses aspirations personnelles, dont la recherche de l’amour. Mais la Grande Dépression n’est pas loin, qui pourrait balayer bien des rêves d’émancipation dans une société encore très patriarcale…
Une grande fresque sentimentale qui s’attache à la destinée de quatre jeunes femmes énergiques et attachantes.


Mon avis :
Première lecture de cette nouvelle année que j'ai beaucoup apprécié.Faut dire que les soeurs Latimer sont toutes attachantes, deux paires de jumelles mais chacune d'entre elles a sa propre personnalité. Edda est de loin la plus forte, la plus ambitieuse, elle est aussi très protectrice envers ses soeurs, enfin surtout Kitty. Edda rêve d'être medecin, à défaut elle s'épanouira dans le métier d'infirmière. J'ai beaucoup aimé cette jeune femme qui sait ce qu'elle veut, qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense et j'ai bien aimé le dénouement de son histoire.

Grace, la jumelle d'Edda n'a pas du tout le même caractère, moins elle en fait mieux elle se porte. Même si elle suit ses soeurs dans leur études d'infirmière, cela ne la passionne pas. Non ce qui la passionne ceux sont les locomotives ! C'est d'ailleurs là qu'elle va rencontrer son mari, Bear. Au gré des évènements Grace va prendre de l'assurance et changer de tout en tout. J'ai beaucoup aimé son évolution, car malgré les aléas de la vie Grace sait se montrer responsable et forte.

Heather est une jeune femme pragmatique, elle m'a semblé un peu effacée par rapport à ses trois soeurs, l'auteure l'a peut-être un peu moins détaillée.

Et enfin Kitty, une beauté ! Kitty est adulée par sa mère, qui ne voit en elle que son joli minois. Kitty vit très mal cette obsession... Alors elle savoure son indépendance à l’hôpital et trouve sa place au service pédiatrique. C'est là qu'arrive Charles Burdum, le nouveau directeur de l'hôpital qui tombe fou amoureux d'elle au premier regard. Mais Kitty ne se laissera pas facilement séduire par cet homme, et certaines de ses réparties m'ont beaucoup plu !On suit alors sa vie maritale qui n'est pas toujours facile.

Au delà des vies personnelles des sœurs Latimer, l'auteure nous apporte des éléments sur la vie dans les années 20' 30' en Australie, notamment suite au crash boursier d'octobre 1929, qui aura des répercussions jusque dans leur petite ville de Corunda. J'ai trouvé ça intéressant et rempli de réalisme, on remarque l'émancipation des femmes qui commence à prendre de l'ampleur, les effets dévastateurs du chômage sur certains... Bref une belle plongée historique !

Alors certes ce n'est pas un roman trépidant, j'ai lu que certains lecteurs s'étaient ennuyés avec ce roman, pour moi ça n'a pas été le cas. C'est un roman doux, avec quelques thématiques plus ou moins dure, mais c'est surtout un roman sur la fraternité et plus encore sur la gémellité. Une jolie découverte.

Premier livre du challenge 50 livres en 2016.

mercredi 30 mai 2012

Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

La quatrième de couverture :

Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.

Paris 16 juillet 1942. A l'aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là...

Mon ressenti :

Une sacrée lecture riche en émotion autant de colère, d'empathie, de tristesse. C'est puissant, on ne peut pas rester indifférent à l'histoire de la petite Sarah qui perd tout, et celle de Julia qui tente de retracer la rafle du Vel d' Hiv et la vie de la fillette. 

Je ne sais pas trop quoi dire de cette lecture, il y en aurait trop à dire certainement. On suit donc Sarah, une petite fille juive, victime de la rafle du Vel d'Hiv. Elle enferme son petit frère dans leur cachette, le pensant en sécurité et lui promettant de revenir le rechercher...Mais Sarah ne savait pas qu'elle ne rentrerait pas chez elle.. Une culpabilité qui la rongera longtemps même si elle fera tout pour retourner à l'appartement. On découvre avec horreur les conditions dans lesquelles étaient traités les juifs. L'absence d'hygiène, de nourriture, entassements des personnes. Puis les enfants sont séparés des parents, qui eux seront envoyés aux camps d'extermination... Ces passages m'ont bouleversée, rendue folle de rage. Comment l'homme peut-il être aussi cruel ? Je ne comprendrai jamais...

Et il y a Julia, une américaine qui vit depuis plus de vingt ans à Paris. Elle est journaliste, et doit réaliser un article sur le 60 ans de la rafle. Elle se plonge alors dans cette partie de notre histoire qu'elle connait très peu, et qui va radicalement changer sa vie. Car en plus de travailler sur cet article, elle apprend que sa belle famille a un lien commun avec la famille de la petite Sarah. A partir de ce moment là commence une quête, pour tenter d'en savoir plus, de retrouver Sarah.

On découvre des personnages très fort, brisés par l'histoire, leur histoire.Des personnages plutôt différent passant d'un couple gay, aux bourgeois, aux américains.Mais aussi les stéréotypes, les préjugés que l'on peut avoir sur tel ou tel chose. Si je devais retenir un personnage hormis Sarah et Julia, ce serait Edouard, le beau père, une profonde empathie pour cet homme.

J'avais d'abord vu le film que j'avais trouvé très bon, avec des acteurs très bien choisi. Je pense le revoir très vite.

Je ne peux que vous conseillez cette lecture qui ne vous laissera pas de marbre, croyez moi !

Challenge 7/11